Energie fossile et changement climatique

Pour quoi faire ?

Le bilan dressé par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) conclut à l'existence d'un nombre croissant d'indices témoignant d'un réchauffement de la planète.
 

Quatre indices du réchauffement climatique :

  • Elévation de +0,6% de la température moyenne de surface au cours du vingtième siècle
  • Diminution de 10% de la couverture neigeuse depuis la fin des années 1960
  • Elévation de 10 à 20 cm du niveau de la mer au cours du vingtième siècle
  • Apparition de changements climatiques dans certaines zones :
- Augmentation des précipitations et de la fréquence des fortes précipitations dans l'hémisphère Nord

 

- Augmentation des épisodes chauds du phénomène El Nino depuis le milieu des années 1970.

- Augmentation des sécheresses dans certaines régions d'Asie et d'Afrique au cours des dernières décennies.

Zoom sur les emissions de CO2

Avec une durée de vie dans l'atmosphère de plus de 100 ans, le CO2 est à lui seul responsable de 60% des émissions non naturelles de gaz à effet de serre. Les travaux du du GIEC montrent que : 
- 70 à 90% de ces émissions proviennent de la combustion des énergies fossiles et
- 10 à 30% sont issues de la déforestation

Le danger des gaz à effet de serre

Les scientifiques sont unanimes sur le rôle prépondérant de l’effet de serre comme le principal mécanisme conduisant au réchauffement de la planète. Le mécanisme est simple : près de la moitié du rayonnement solaire qui parvient sur terre est renvoyé en direction de l’espace. Certains gaz atmosphériques, appelés gaz à effet de serre (« GES »), absorbent ce rayonnement et le ré-émettent dans toutes les directions, y compris vers la surface de la terre : l’effet de serre « piège » de l’énergie dans l’atmosphère. Ce phénomène est naturel et permet de réchauffer la température terrestre d’environ 18°. Cependant, l’augmentation rapide des émissions de GES durant les cinquante dernières années amplifie ce mécanisme et provoque le réchauffement climatique. L’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) estime que les émissions annuelles de GES vont doubler dans les prochaines 50 à 100 années. Les émissions de GES peuvent être d’origine naturelle ou « anthropique », c'est-à-dire liée à l’activité humaine :

  • La vapeur d'eau, d'origine naturelle à travers le cycle de l'eau, représente 70% des émissions de GES. Sa faible durée de vie dans l’atmosphère (une dizaine de jours), explique la formation de brouillards ou de nuages bas.
  • Le problème est tout autre concernant le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les halocarbures (HFC, CFC, PFC) ou l’ozone (O3), qui sont des gaz longs à disparaître (entre 20 ans et 50 000 ans) et dont la majorité des émissions est d’origine humaine.
  • Avec une durée de vie dans l’atmosphère de plus de 100 ans, le CO2 est à lui seul responsable de 60 % des émissions anthropiques de GES. 70 à 90 % des émissions de CO2 proviennent de la combustion des énergies fossiles et 10 à 30 % sont issues de la déforestation.